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Dimanche 3 mai 2020 : 4ème dimanche de Pâques

Ce 4ème dimanche de Pâques, nous célébrons le dimanche dit « du bon pasteur ».
Jésus utilise cette belle image pour nous dire la tendresse et la sollicitude qu’il nous montre au nom de son Père. Il n’y a pas longtemps, j’ai vu chez des amis deux chevreaux âgés de 15 jours environ. Je leur ai donné le biberon, et quelques caresses. Pleine de confiance, ces petites bêtes drôles et curieuses se sont laissé approcher, ont très vite compris où était leur enclos, et allaient se coucher sagement dans leur petite cabane le soir. Et en journée, elles suivaient les humains… Pendant deux jours, j’ai nourri toujours le même : le soir du deuxième jour, il est venu près de moi pour s’endormir comme mon chat, sur un grand fauteuil de jardin, la tête sur ma cuisse. Etonnant.
Bien sûr cela nous fait sourire mais c’est une belle image que nous pouvons transposer : Jésus nous révèle que suivre le chemin de Dieu, s’adresser à Lui, c’est une relation de confiance et de proximité. Une relation du coeur, parce que nous savons que Jésus nous veut du bien, et qu’il est délicat avec nous. Il n’est pas un dictateur à la manière des pouvoirs humains. Et nous pouvons le connaître, véritablement : il n’est pas un étranger, pas un voleur, pas un bandit, pas un mercenaire salarié… il est NOTRE pasteur, notre guide, notre soutien, notre protection.
Et Jésus ajoute dans la comparaison qu’il est aussi la porte de la bergerie : la porte, c’est à dire celui par qui on passe. Passer par Jésus pour entrer dans la vie éternelle ; passer par Jésus pour découvrir comment nous comporter à notre tour avec tous nos frères et soeurs.
C’est pourquoi ce dimanche, on prie particulièrement pour les vocations : celle de prêtre c’est à dire celle de pasteur du peuple croyant, mais aussi toutes les vocations qui sous entendent le soin des autres avec générosité et tendresse. Vocation à la famille, vocation au service, vocation à l’engagement religieux… Toute vocation comprise comme un appel à vivre non pas d’un individualisme égoïste, mais à vivre dans ce don de soi pour les autres.
Alors si nous sommes tous si facilement touchés par les petits d’animaux qui attendent tout de nous, laissons-nous aussi toucher par tous ceux que nous rencontrons… même s’ils sont beaucoup moins mignons…et tout autant par Jésus le bon pasteur qui veille sur nous inlassablement… surtout quand nous ne sommes pas si aimables que cela !